Archive de Catégorie pour ‘Signes des temps’.
Obama superstar, Obama réclamé par les jeunes, les femmes, les artistes, les sportifs, les étudiants, les enseignants, les prix Nobel, les afro-américains, les africains, les européens, les australiens, les sud-américains, les chauffeurs de poids lourd, les médias de gauche, ceux du centre, la presse people californienne, les intellos de New York, les québécois, Bruce Springsteen, Sean Penn, les ados, les musiciens de l’Illinois, le proprio du restau du centre-ville de Dili au Timor Oriental, les traders de la bourse du square Port-Said d’Alger, Hugo Chavez, les forums de discussion, les clients du café La Brûlerie sur la rue St-Denis à Montréal, les libraires, les athées, les féministes, les anti-évangélistes…Du monde, que du monde.
Ce lundi 27 octobre, la politologue et écrivaine franco-américaine Susan George a donné une conférence à l’auditorium du Gésu à Montréal et dont le thème dominant s’articulait autour des élections états-uniennes. Elle veut contre vents et marées qu’Obama damne le pion à la droite, aux évangélistes, à McCain. Elle y croit fermement Susan!
Dans un français impeccable (elle vit depuis longtemps en France), elle a développé son approche et sa vision de l’empire américain aujourd’hui confronté à des problèmes qui pourraient à moyen terme affecter sa puissance et sa domination presque sans partage. Elle n’a pas manqué de stigmatiser l’arrogance de la droite américaine qui engage le pays dans des aventures guerrières sans lendemain. Pour autant, Susan George ne souhaite tout de même pas l’avènement de l’empire chinois qui serait autrement plus arrogant et moins porté sur le respect des libertés. Absolutely. Je n’ai pas envie d’une révolution culturelle à la sauce communiste chinoise à Greenwich Village ni rencontrer la bande des quatre!
Cela étant, Obama président pourra t-il constituer un front à même de s’opposer à la mainmise séculaire et agressive du patronat américain sur l’économie ? Noam Chomsky n’y croit pas trop. Pour lui, le seul et unique parti dirigeant aux States demeure l’indécrottable patronat qui défendra becs et ongles son immense carré. Même topo chez le journaliste et polémiste anglo-américain Christopher Hitchens qui trouve qu’Obama n’a pas la carrure pour casser quelques pans du sytème dominé par les lobbies des multinationales. Que la crise financière actuelle touche les couches moyennes et réduisent davantage les pauvres en loques éparses qu’Hollywwod aura imaginé dans ses fictions, peu leur chaut. Alors, Barack Obama président, pourra t-il, ne le pourra t-il pas? Pour Susan George, ce sera déjà une sacrée brèche dans la citadelle des nantis. Même si Obama n’a pas l’âme du révolutionnaire qui partirait à l’assaut d’un quelconque palais d’un tsar russe. Il n’est pas un Che Guevara non plus, faut pas pousser là aussi.
Dire que toute la planète est suspendue à ces élections du 4 novembre. Go Obama alors, Go, on te confie pratiquement le destin de l’économie mondiale ! Euh, tu peux, s’il te plait, nettoyer un peu du côté de Wall Street et renvoyer les requins de la finance aux vendanges en Californie ? Enfin, il faut essayer déjà.
Un article de Jooneed Khan dans le quotidien La Presse:
http://www.cyberpresse.ca/international/etats-unis/200810/25/01-32862-la-crise-a-balaye-lideologie-de-droite.php
Site Web de Susan George
http://www.tni.org/detail_page.phtml?text10=news_george-news&menu=13e
Une cour d’appel afghane a commué aujourd’hui la condamnation à mort pour blasphème d’un étudiant en journalisme en une peine de 20 ans de prison.
Le jury de trois juges a condamné Parwez Kambakhsh, 24 ans, après une journée de procès opposant son avocat et les représentants de l’État.
Le jeune homme étudiait le journalisme à l’université de Balkh, dans la ville de Mazar-i-Sharif, au nord du pays, et écrivait des articles pour des journaux locaux quand il a été arrêté, en octobre 2007. Les procureurs ont affirmé qu’il avait perturbé les cours en posant des questions sur les droits des femmes dans l’islam. Ils l’ont aussi accusé d’avoir distribué un article concernant l’islam.
En première instance, il avait été condamné à mort après un procès que certains observateurs avaient jugé impartial.
Associated Press (AP) 21/10/2008
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Voilà. La logique implacable, la continuité dans la descente aux enfers du nouvel islam prônée par des imbéciles, des moyen-âgeux. Dont le problème numéro un demeure toujours la femme. L’opium afghan déteint trop sur leurs petites méninges au fil du rasoir. Pauvre Afghanistan d’Ahmad Zahir *, pays détruit depuis l’invasion de staliniens soviétiques en 1979.
La femme, c’est leur dada, leur cauchemar, leur frustration, leur inaccessible étoile pour reprendre Brel, ces connards d’intégristes. Voilà donc la continuité dans l’arbitraire, la mise à bas des libertés individuelles, le ridicule, la souillure d’une religion qui n’a nullement besoin d’être souillée de la sorte par ces gueux ignorants, criminels, rétrogrades à un point de non retour. L’islam tel que vu par ces monstres me fait de la peine.
Ça ne change pas, ça ne semble pas changer, pas avec ces imbéciles auxquels des politicards corrompus ont donné le pouvoir de décider ce qu’est la liberté d’être ou ne pas être. Shakespeare, tu peux aller te rhabiller mon vieux ! Des illuminés sous opium qui décident qu’un jeune n’a pas le droit d’écrire sur la femme et de déclarer sa vision d’une société libérée de ses démons et de l’emprise des intégristes criminels, ces archaïques qui n’hésitent pas, afin d’impressionner la populace, de se proclamer descendants directs de la cuisse droite d’un quelconque salaf abou-ibnmachin ou alors d’un lointain cousin des sohaba. Pourquoi pas du mouton bleu du voisin de la tribu pendant qu’on y est ou du monstre du Komodo.
Et ils se prennent au sérieux ces gus. Tel ce pseudo imam à Casablanca (Maroc) qui prône, ce frustré, le mariage des fillettes dès l’âge de 9 ans, ou cet idiot de magistrat à Biskra (Algérie) qui condamne dans un premier temps des jeunes à 4 ans de prison pour le ‘’délit’’ qu’ils auraient cassé le jeûne du ramadhan (un autre magistrat les a par la suite acquitté), ou alors une détenue qui est condamnée à 10 ans parce qu’elle aurait déchiré une page du coran sur la ”foi” d’un témoignage d’un autre détenu, barbu celui-là pour précision. Et que dire de cette jeune kurde lapidée à mort par sa propre famille pour délit d’amour.
Trop facile pour ces néo-païens qui viennent à idolâtrer des criminels qui les poussent à se commuer en kamikazes et qui projettent leurs propres fantasmes et frustrations sur des figures mythologiques qu’ils ont choisi en fonction de leur ignorance étendue en long et en large.
Mais, bon, ils peuvent toujours compter, les hezbollahi et autres chefaillons sanguinaires sur les masses bêlantes des néo-musulmans béats, imbéciles heureux, qui applaudissent toutes les atteintes aux libertés individuelles et à tout ce qui a un relent de religiosité rédemptrice qui les propulserait vers un improbable âge d’or , bonne fatwa salutaire pour nourrir le fatalisme quotidien qui peuple leurs misérable vies. Qu’à cela ne tienne, allez, on leur promet des houris, des vierges au paradis. Ils auront donc tout le temps de se prélasser et choisir à loisir l’élue du jour, sur fond de musique, pardon, c’est haram, de bruissement de la nature et du cliquetis des coupes de vin (eh, oui, il parait que ‘’là-bas’’, c’est permis le vin: par contre aucun accord jusqu’à présent sur la marque et le contenant, canette, bouteille, tonneau, l’OMC va se pencher sur cet épineux problème).
Allez, restez dans cette fange qui vous sied si bien. N’oubliez pas de vous faire kamikaze, hein ; les houris vous attendent.
* Ahmad Zahir: chanteur populaire afghan assassiné durant l’occupation soviétique.
Le temps. Les artistes le veulent suspendu jusqu’à nouvel ordre. Des poètes l’ont traqué jusqu’aux moindres des retranchements, jusqu’au mur :”Eh, toi! Oui, toi! Suspend ton vol, toi! Arrêtes de compter, on n’est pas forts en maths!”.
Le temps, The Time, El Tiempo, Der Zeit, Il Tempo, O Tempo… Chanté sous toutes les latitudes, sous toutes les formes; le temps qui fuit, qui te fuit, qui fait la belle; celui qui arbore l’étendard immuable du changement, le temps qui te met du blues parfois, celui qui te dit:”Oh, réveilles-toi mon vieux, la machine s’ébranle, elle part, elle ne reviendra plus”. Lounis Aït-Menguellet, un auteur-compositeur-interprète algérien chantait il y a longtemps ” Le temps passe, je le vois bien, et je sais qu’il ne reviendra pas.Ah, il a pris de mon âge…”; tandis que Amar Ezzahi, un chanteur particulier du chant chaâbi(populaire) déclamait doucement ”J’ai un coeur qui s’effiloche, qui ne veut plus retenir le temps d’un amour parti” quand Kamel Messaoudi égrenait sa chandelle le temps que sa flamme se meure à petit feu alors que Leonard Cohen susurre avec sa voix rocailleuse que le temps retient ses secrets d’alcôve, aussi abrupte que les instants de Cesaria Evora quand elle te cingle du Sodade en plein champs soul.Ou Robert Charlebois qui en fait des ”cauchemards, mauvais sort!” C’était après que Mister Robert Zimmerman alias le grandissime Bob Dylan nous ait révélé que les temps changent ya hbibi, cher ami! Times They Are Changing, tu peux continuer ton chemin. Vas, vas jouer à la bourse de Wall Street, vas. Là, dans cette arène de carnassiers, ça ne risque pas de changer. Les traders et autres dollaristes parvenus triompheront encore et toujours avec leurs malversations. Que les contribuables s’essaient à suspendre leur envol et le Dow Jones, tu verras qu’ils s’en moquent comme d’une dépêche de Reuters: (…) la volatilité persistait sur les places boursières: si la plupart des Bourses européennes étaient en légère progression en milieu d’après-midi, Wall Street ouvrait en revanche en baisse, le Dow Jones perdant 1,02% vers 13H40 GMT (…). Ils nous bouffent à toutes les sauces, tout le temps!
Euh, où en étais-je? Ah, oui, le temps, The Time. Même les journaux lui font la cour, vous remarquez. Dans tous les pays du monde, tu trouveras un baveux qui s’affuble du Times, du Temps, du Tiempo, du waqt…En voici, en voilà. Des news fraîches! Hein? Tes sardines? Ben, voici le journal Le Temps, tu peux envelopper, allez…Ici, les sardines les moins chères du marché, 2 pour 1, 2 pour 1!
Alors, le temps suspendu? Comme les jardins de Babylone? Hmm, on fait intervenir l’ONU en montant une coalition d’alliés hétéroclites pour le suspendre haut et court? Ils nous feront un remake du procès de Nuremberg, tiens. Ils en sont capables ces gens-là! Quand un général franquiste vociférait pendant la guerre civile espagnole ”Viva la muerte!”, il suspendait effectivement des vies. Kaput, zou, tu n’existes plus ! Nos comparses d’aujourd’hui, ils vont te fabriquer en un clin d’oeil un procès ubuesque du genre ”La planète Vs Le Temps”. Témoins à charge, l’indécrottable Elizabeth Taylor et le fou Kaddafi.
Non, décidemment, le temps dans ses envols est royalement Babylonien. Je ne vais certainement pas contredire Sinead O’Connor. Ni Rod Stewart qui peut clamer à la suite:
” À quoi bon servent les mots que je te dis?
Ils ne transmettent pas ce que je ressens dans mon coeur
Si tu pouvais plutôt entendre
Les choses que je n’ai jamais dites ” (Rod Stewart ”Time After Time”)
What good are words I say to you?
They can’t convey to you what’s in my heart
If you could hear instead
The things I’ve left unsaid
Time after time
I tell myself that I’m
So lucky to be loving you
So lucky to be
The one you run to see
In the evening, when the day is through
I only know what I know
The passing years will show
You’ve kept my love so young, so new
And time after time
You’ll hear me say that I’m
So lucky to be loving you
I only know what I know
The passing years will show
You’ve kept my love so young, so new
And time after time
You’ll hear me say that I’m
So lucky to be loving you
Lucky to be loving you
———————————-
À quoi bon servent les mots que je te dis?
Ils ne transmettent pas ce que je ressens dans mon coeur
Si tu pouvais plutôt entendre
Les choses que je n’ai jamais dites
Encore et encore
Je me dis que je suis
Si chanceux de t’aimer
Si chanceux d’être
Celui vers qui tu cours
Le soir, quand la journée est finie
Je sais seulement ce que je sais
Les années qui passent montreront
Que tu as gardé mon amour si jeune, si nouveau
Et encore et encore
Tu m’entendras dire que je suis
Si chanceux de t’aimer
Je sais seulement ce que je sais
Les années qui passent montreront
Que tu as gardé mon amour si jeune, si nouveau
Et encore et encore
Tu m’entendras dire que je suis
Si chanceux de t’aimer
Chanceux de t’aimer
(Rod Stewart ”Time After Time” et traduction)
- La crise bancaire provoque un effondrement général des Bourses mondiales.
- la crise financière continuait de frapper durement les banques européennes.
- le Dow Jones a reculé de 3,58%.
- Il n’y a nulle part où aller, nulle part où se cacher. Même les valeurs de la consommation ou de la pharmacie, considérées comme des refuges, ont été massacrées.
- lundi noir.
- le Premier ministre finlandais a annoncé que le gouvernement était prêt à prendre le contrôle de toutes les banques du pays pour faire face à la crise financière.
- L’indice CAC40 a signé sa plus forte baisse depuis sa création en 1988 et l’hémorragie s’est accentuée sur l’ensemble des places boursières du Vieux continent.
- les divergences restent fortes, notamment autour de l’idée d’un fonds de garantie.
- la situation des banques et des assureurs était “complexe”.
- le marché interbancaire continuait d’être totalement bloqué et les taux continuaient d’augmenter.
- Dexia a dégringolé de 20,29%.
- les prix du pétrole ont chuté sous les 90 dollars.
- Et patati patata (Dépêches et agences)
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Le capitalisme dans ses petits souliers; la panique des bourses mondiales; le fric, le flouze, le pognon, sens dessus-dessous; les dérives des banquiers et des financiers arrogants. Les traders qui passent des nuits blanches (cette fois pas à Seattle!) et les politiciens qui font semblant de ”garantir l’épargne des petites gens”. Allez, il faut un grand nettoyage à Wall Street pour commencer et dans tout le système bancaire mondial où les requins, les profiteurs, les nouveaux riches à milliards munis de leurs parachutes dorés, jouent trop la tête des ménages. La bourse est devenu du nintendo.
Je vois d’ci d’autres ”raisins de la colère” * en gestation.
* ”Les raisins de la colère” est un livre écrit par l’américain John Steinbeck et publié en 1939. En toile de fond, la crise des années 30 après l’effondrement de Wall Street en 1929.
Le livre a été adapté au cinéma par John Ford en 1940 avec pour rôle principal Henry Fonda.

